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Le réveil nous tire du lit à 07h15. Aujourd'hui, c'est le départ de Los Angeles. Il nous faut donc boucler les valises. Nous quittons l'hôtel vers 8h30 après le classique café - donut.
Au revoir le Super8 d'Hollywood, qui a parfaitement rempli son rôle, sans surprise.






Un dernier crochet par...





...puis nous nous rendons à la première destination du jour. Désormais, je me souviendrai de cette adresse sur Melrose Avenue, non plus seulement à cause de son rôle dans la "Série", mais également comme terrain de jeu favori du "Tabasco Fourbe" !!! Voici donc le restaurant La Cantina, mais de jour cette fois-ci.





C'est avec douleur que je reviens sur la scène du crime....





Nous poursuivons ensuite jusqu'à deux autres sites de la série : l'hôpital tout d'abord...





... puis nous empruntons...




... pour un coup d'oeil à l'ancien Hôtel BelAge.






Nous continuons sur Sunset Boulevard en direction de Beverly Hills à la recherche du fameux....









Plus loin sur Sunset Boulevard, nous atteignons le Beverly Hills Hotel, mondialement connu depuis le "Hotel California" des Eagles.





Nous descendons ensuite North Beverly Dr dont le look est véritablement le cliché que l'on peut se faire de Los Angeles.






Nous voilà donc à Rodeo Drive, Beverly Hills.





Nous sommes surpris par la facilité avec laquelle nous pouvons nous garer dans des parkings à proximité dont la plupart proposent 2 heures gratuites. Pour se balader sans risque de retrouver sa voiture à la fourrière dont la visite n'est pas au programme, c'est vraiment pratique. Et largement suffisant pour découvrir Rodeo Drive, Via Rodeo et Wilshire Boulevard.

Commençons donc par...





...aux devantures dont il est inutile de faire la présentation :














Evidemment, les voitures sont également de la partie...









Nous poursuivons ensuite jusqu'à Via Rodeo...





...où, pour le plus grand plaisir de notre banquier, nous nous contenterons du lèche-vitrine...





et de la descente des marches.








Rodeo Dr donnant sur Wilshire Blvd, nous ne pouvions pas partir sans jeter un oeil à l'hôtel où Richard Gere invita une certaine Julia Roberts...








D'ailleurs, concernant ce film, en haut de Rodeo Dr se tient le magasin duquel Miss Vivan se fait prestement rejetée.





De retour à la voiture, nous poursuivons sur Sunset Boulevard en direction de Bel Air, autre lieu où sévit une grande pauvreté.... En chemin, nous nous arrêtons à une des incongruités architecturales de Beverly Hills : une maison surnommée "La maison de la sorcière".
Il faut vraiment être prêt à voir de tout ici.




 

En parlant de voir de tout, nous n'étions pas au bout de nos surprises. Nous voilà doublés par une fourgonnette spécialisée dans les promenades de nos amis les chiens !!!!





Non, nous ne rêvons pas. Leurs spécialités sont clairement affichées à l'arrière du véhicule :
- Randonnée d'aventure en montagne
- Promenade quotidienne
- Jeux et exercices sportifs.

Et attentiooooooon. Une nouveauté : jeux en groupe pour les chiens de petite taille !!!!! Si c'est pas du professionnalisme ça....... Il faut le voir pour le croire. Moi qui croyais que Dumb & Dumber n'était qu'une création décérébrée d'un réalisateur déjanté, je découvre avec effroi qu'ils existent, pour de vrai....

Toujours sur Sunset, en direction de Bel Air, nous faisons un petit crochet par Brentwood pour la dernière maison de Marilyn. La maison voisine étant en chantier, l'accès à l'impasse est compliqué et de toute façon, à moins de mesurer 2m40 ou d'avoir la détente de Kobe Bryant, la vue est difficile. Ce n'est pas vraiment grave. L'intérêt était davantage de se balader dans Brentwood où il semble faire plutôt bon vivre là-aussi.

Allez, on continue sur Sunset. Il me tarde de voir enfin un campus américain ailleurs qu'à la télé.





Les étudiants semblent ici bénéficier de conditions de travail plutôt exceptionnelles. Et que dire du cadre....








Et encore, ce n'est que la façade. Le clou du campus est surtout le bâtiment central : le Royce Hall. J'avais beau être debout, ça m'a assis.





Comme à Torrance deux jours plus tôt, quelques étudiants nous ont regardés prendre les photos avec étonnement. Là où ils se sont carrément inquiétés de ma santé mentale, c'est lorsque je leur ai demandé où se trouvait le 'Bruin Bear', leur mascotte !!!!!
Le campus étant plutôt......... vaste, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour demander mon chemin. Car sur le coup, Kathy m'a lâché en préférant m'attendre devant le Royce Hall. Je crois aussi qu'elle a préféré me laisser seul dans mon délire !
Par contre, j'ai eu à longer un des nombreux terrains de sport du campus. Où évidemment j'ai pu apercevoir l'entraînement de l'équipe de foot us et les répétitions des Cheerleaders. Là, je suis carrément dans le cliché absolu !
Bon, ce n'est pas tout, j'ai tout de même mon ours à traquer. Il a beau se cacher, je le dégôte enfin.





C'est en me retournant pour remonter au Royce Hall que je tombe sur la boutique de l'Université. Impossible d'en rester là, j'ai un souvenir à ramener. Bon là, c'est carrément hallucinant. Ce sont bien les Américains qui ont inventé la phrase "Business is Business".

Il est 12h45 et nos estomacs se rappellent à nos bons souvenirs. Nous avions relevé quelques restaurants dans le roadbook. Mais c'est notre dernier jour à Los Angeles et n'avons pas trop envie de perdre du temps à table. C'est décidé : entorse au règlement du bon équilibre alimentaire. Ce sera cookies - chips - coca tout en conduisant. Comportons-nous en bon américain de base.

C'est donc parti pour un petit circuit en voiture dans Bel Air. Un arrêt devant la maison d'Alfred Hitchcok, puis la Playboy Mansion à l'entrée plutôt sobre pour le lieu...





Nous errons lentement dans les rues de Bel Air au gré des envies du pilote. Même la simple boite aux lettres doit nous être inabordable !!!! En tout cas, le facteur n'est pas encore passé...





Sur notre passage, un petit attroupement devant une maison attire notre attention. Un garde, des posters au sol, des fleurs, des courriers.... Nous sommes tombés sur la demeure du King of the Pop, le jour même de son enterrement.
A Bel Air, à défaut du Prince, nous aurons eu droit au King.





Il est temps de quitter Bel Air et de remonter le Canyon par N Beverly Glen blvd pour rejoindre une route que je tenais vraiment à faire : Mulholland Drive.





Cette route est vraiment très agréable à faire car elle offre des points de vue superbes sur la ville. A la tombée de la nuit, ce doit être superbe. Mais ce fut impossible à caser dans notre programme. Nous nous contenterons donc des vues de jour.






 

Au détour d'un virage, nous pourrons constater que le Joker de Batman a vraiment un cadre de vie très difficile.... Mulholland Dr, longue et sinueuse, est particulièrement plaisante et pour le moins cossue....











Dans la continuité de Mulholland Dr, nous traversons la 101 et poursuivons sur la Wonder View Dr, à la recherche d'un autre symbole de la ville.





En effet, la Wonder View Dr nous amène au pied du Mount Lee où trônent les lettres les plus célèbres au monde :
















Nous poursuivons sur Wonder View pour arrêter notre course au bout de Deronda Dr.





Au-delà, l'interdiction veille. La rencontre avec les représentants de l'ordre sera pour plus tard.....

La journée devant se terminer à Laughlin, nous commençons à en prendre la direction avec pour objectif de passer par Pasadena et Altadena où se trouve le point final du périple "Série".

Le temps de rejoindre Pasadena, le temps se couvre dangeureusement et nous reçevons quelques gouttes. Ca faisait longtemps.... Nous décidons alors de ne pas prendre de risque sur les arrêts prévus à Altadena et zappons Pasadena. Voir la Maison de Doc Brown et le Rose Bowl sera pour une prochaine fois.

Par contre, nous devons faire le plein d'essence avant de prendre la route pour le Nevada. Ce sera la première fois du voyage, sûrement pas la dernière. Par contre, ce fut la plus mémorable. Assortie d'une honte monumentale.

Me voilà donc arrivant à la Gas Station. Personne à la première pompe devant moi. Super, je me gare devant. J'avais été informé qu'il faut aller payer avant de se servir. Je vais donc déposer 40$ à la caisse et indique le numéro de ma pompe. J'en profite pour me faire confirmer que la boisson préférée de ma Dodge est bien le Regular, 87. Ce que je n'avais pas calculé, c'est que je me suis retrouvé avec la trappe du réservoir à gauche et la pompe à droite. En France, ça ne pose pas du tout de souci pour se servir. Sauf qu'aux USA, l'allonge du pistolet n'est pas fixée à la pompe au niveau du repose-pistolet mais en haut de la pompe. Elle est donc deux fois plus courte. Sauf que cet élément pour le moins essentiel, je ne m'en suis aperçu qu'en tirant comme un forcené pour parvenir avec le pistolet jusqu'à la trappe. Et évidemment, j'étais, à bloc d'allonge, à peine au milieu du coffre arrière. So, there is like a bullshit....
Et là, je ne sais ce qui m'a pris. J'ai dû être frappé de blonditude. Ou alors Kathy m'a jeté un sort. Mais je me suis vu remonter dans la voiture, persuadé que je m'étais garé trop loin de la pompe, multiplier les créneaux jusqu'à me garer contre la pompe. Et redescendre pour retenter le plein. Et évidemment, il me manquait encore 1 bon mètre !!!!
Je me suis rassemblé pendant 3 secondes. Le temps de comprendre qu'il suffisait de se garer trappe côté pompe. Qu'à cela ne tienne, je fais mon demi-tour. Sauf que, le temps de faire mon cinéma, la station s'est retrouvée remplie de véhicules. A qui j'ai donc dû demander de manoeuvrer pour faire mon demi-tour.
Parce que, avec leur coup de prépayer, vous ne pouvez plus partir sans faire le plein et personne ne peut prendre votre place. J'ai fini par arriver à me garer du bon côté et j'ai commencé mon plein.
Là où le ridicule a tutoyé la honte suprême, c'est lorsque j'ai croisé le regard de la fille dans la voiture derrière moi, qui a assisté à tout le spectacle et qui, les deux mains sur le volant, totalement prostrée sur son siège, me dévisageait comme un extra-terrestre. Je n'oublierai jamais son regard. Ni une des pires hontes de ma vie.
J'ai oublié de préciser qu'évidemment Kathy était morte de rire sur son siège. Mais celà allait de soi....

Déjà que nous n'étions pas en avance, là, nous commencerions à être vraiment en retard sur le programme. Direction donc Altadena, où se situait le lieu de rendez-vous favori de la Série : le Peach Pit. Etant donné qu'il n'existe plus, nous filons directement sur Altadena Dr.





Les deux dernières étapes "Série" nous attendent. Elles se situent à 40 mètres l'une de l'autre.

Nous commençons par la maison située à l'angle d'Altadena et de Porter....








Bien évidemment, ce sont des résidences privées désormais. Interdiction donc de s'en approcher.

Nous terminons notre découverte de Los Angeles par la maison qui aura résisté les 9 saisons de la série. Et nous sommes, 20 ans plus tard, agréablement surpris de la trouver à l'identique.






 










Nous devons nous décider à partir. Il est 17h15 alors que j'avais estimé un départ raisonnable pour Laughlin aux alentours de 15h00.

Pourquoi Laughlin, sans intérêt ? Tout simplement parce que nous ne souhaitions pas faire le trajet Los Angeles - Grand Canyon d'une traite le lendemain car beaucoup trop long. En outre, cela n'autorise aucun arrêt sur la route 66 que nous avions envie de faire afin de récupérer tranquillement de Los Angeles. Même si nous étions informés de son intérêt très relatif.






Nous voilà avec 440 kms devant nous.... Et un horaire de départ hautement déconseillé car en plein dans les sorties de bureaux. Aïe aïe aïe. Ca s'annonce difficile...

Au final, ce trajet va s'avérer être une promenade de santé. Excepté un peu de ralentissement à l'arrivée sur la Freeway, nous avons très bien roulé. Grâce en fait à la réglementation américaine et surtout au profond respect des américains envers la règle de la Car Pool Lane. Il s'agit d'une voie, située à l'extrême gauche de la Freeway, que seuls les véhicules avec 2 personnes minimum à bord peuvent emprunter. Et nous n'avons trouvé aucun lonesone cowboy qui transigeait cette règle. Faut dire que, régulièrement, un panneau rappelle le risque encouru : 341 $ !!! Ca ne te donne pas vraiment envie de te retrouver avec Poncherello dans tes rétroviseurs....

Passé Barstow et la bifurcation vers Las Vegas laissée, le trafic est nettement moins dense. Nous avons alors roulé de nuit, tout au cruise control bloqué à 75 mph, seulement croisés par des convois de Trucks illuminés, au son de l'Ipod généreusement prêté par John. J'en profite pour le remercier chaudement car l'Ipod a joué un rôle important dans notre plaisir de rouler. La country à la radio, c'est sympa 1 heure. Mais au bout d'un moment....

C'est donc vers 21h00 que nous aperçevons les lumières des Casinos de Laughlin au loin. Et là, je commets l'erreur fatale !!!!!!! Pourtant j'avais été averti par VF.

A quelques kms de Laughlin est planté un feu. Après lequel il faut tourner à droite pour rejoindre notre hôtel. Presque arrivés, nous nous retrouvons à nouveau, et comme depuis 300 kms, sur une ligne droite. Sauf que le feu m'ayant contraint à enlever le cruise control, j'omet de le remettre et accélère nonchalament. Jusqu'à avoir en visuel, une voiture arrivant en face. Absorbés par une musique rythmée afin de tenir les derniers kms, nous ne nous préoccupons pas de cette voiture. Sauf qu'elle, de nous, oui !!!
Arrivée à 50m de nous, elle se pare de ses plus belles lumières à en irradier la nuit et nous assourdit de sa si célèbre sirène. Nous avons évité Chips (qui ont d'ailleurs constitués notre repas du soir sur la route. Dur pour la ligne aujourd'hui...) à L.A. Par contre, nous n'allons pas rater le Sherif de Laughlin.

Et là, on se croit dans un film.

Après nous avoir croisés, le sherif nous a fait un demi-tour au frein à main. Pas possible autrement. Et nous colle au train. Ca ne rigole plus dans la Dodge, ça c'est clair. Pour autant, je suis les consignes que j'avais lues : je me gare lentement sur le bas-côté et reste assis, les deux mains bien visibles sur le volant. Et j'attends. Certain que le Sherif allait nous proposer une légère entorse au roadbook en nous invitant à passer la nuit avec lui....
Le Sherif se gare derrière nous et tourne dans la direction de notre voiture une torche qui a dû brûler sur place les insectes à 50m à la ronde ! Je le vois s'approcher de notre voiture, en ombre chinoise, la main gauche sur l'étui de la ceinture. Je le sens pas du tout cette affaire....
Il s'approche de ma portière, nous salue (ça désamorce un peu le stress) puis m'informe que la vitesse est limitée à 35mph, avec une tolérance jusqu'à 45. Il me demande si j'ai une idée de ma vitesse. Je lui balbutie un "petit 50 ??????". Il m'informe alors qu'il nous a chronométrés à 61 mph !!!!! Bon là c'est clair, je suis mort et je me sens subitement en petite forme. Si je ne finis pas à Alcatraz sur ce coup-ci, c'est Kathy qui va devoir se frapper les 6 500 kms restants !
Le sherif me contrôle alors le permis et le contrat de location. Je lui explique que nous venons de L.A. et que nous sommes presque arrivés. Pas très recevable tout ça... Pourtant, il me fait une petite leçon de morale sur le respect de la vitesse et me déconseille gentiment de retomber sur lui prochainement. Et sur ce, nous souhaite un bon voyage. Hallucinant !!!!!

Je crois que nous sommes rentrés à l'hôtel à 12mph !!!! Par contre, ça m'a bien servi de leçon pour tout le restant du voyage. Le cruise control et moi sommes devenus des grands amis. Et ce, en toute circonstance.

C'est donc claqués de cette journée riche en programme et rebondissements que nous arrivons au Golden Nugget à 21h35. Où nous nous jetons sur les lits.



Le coin des évals
Les coups de coeur
- Tout !!! Aujourd'hui, tout nous a plu dans notre programme de Los Angeles.
Le luxe de Beverly Hills et Bel Air, la quiétude de Brentwood, le rêve étudiant de UCLA, jusqu'à la tranquilité qui se dégage d'Altadena.
- Le trajet Nous appréhendions la distance entre L.A et Laughlin après une longue journée. Mais la portion 'Desert du Mojave' entre Barstow et Needles, faite de nuit, aux lumières des camions a eu des allures de Thelma & Louise.
- Notre Sherif C'est facile de le classer en coup de coeur étant donné la fin heureuse. Mais ce fut véritablement un grand moment. Et un beau coup de stress.
- La circulation Au risque de se répéter, mais circuler dans Los Angeles a vraiment été un plaisir.
Les déceptions
- Le temps Bien moins que les jours précédents. Mais il semble bien que les fins de journées à L.A. se couvrent rapidement. A cela s'ajoute la pollution inhérente à toute grande ville. Mais ça a failli être parfait puisque ce fut uniquement à Altadena.
La note du jour
16 / 20
Si c'était à refaire
Une journée copieuse mais que nous referions sans sourciller. Peut-être avec un départ un peu plus matinal pour s'éviter les nuages de fin de journée et prendre le temps de manger. Mais ce fut une journée vraiment extra.


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